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Projet éducatif : du nouveau pour les colos !
Juin 2026
Depuis 1948, l’Odod bâtit ses séjours sur des valeurs fortes : sens du collectif, activités multiples, sécurité et bien-être. Pour s’adapter aux enjeux sociétaux et aux profils des jeunes, l’Association a mis à jour son projet éducatif : pratiques participatives, autonomisation, usages des téléphones portables…
633 enfants s’apprêtent à participer cet été aux séjours organisés par l’Œuvre des orphelins des douanes. Parmi eux, 444 sont inscrits aux séjours « made in Odod » avec 98 animateurs et directeurs directement recrutés par l’Association ; et sensibilisés à son projet éducatif. Cette colonne vertébrale, dont l’ancienne version datait de 2019, vient d’être remise à jour.
Ses fondations sont toujours inspirées de l’éducation populaire, c’est-à-dire, comme le décrit le sociologue Joffre Dumazedier : « l’ensemble des moyens de développement culturel mis à la portée de chacun pour l’aider à mieux comprendre sa vie, à la transformer et à participer à la transformation de la société. »
Pratiques participatives au cœur du projet
Dans les colos de l’Odod, les jeunes participent à des assemblées sur des sujets de vie en collectivité comme les thèmes des veillées ou des grands jeux, les règles de vie, le vivre ensemble, la tolérance ou le respect ; toujours en présence d’un modérateur. Des forums peuvent aussi avoir lieu sur des sujets de société comme les rapports homme-femme, le racisme, le sexisme ou l’homophobie…
Cela les amène à réfléchir, à émettre des idées et à les mettre en œuvre ; et devenir les futurs citoyens de demain…
Répondre aux enjeux sociétaux
- Accompagner l’enfant, selon son âge et ses capacités, vers davantage d’autonomie. « Il s’agira de confier des responsabilités croissantes selon les besoins associés aux tranches d’âges. Il est entendu que les équipes d’animation restent garantes de la sécurité et du bien-être des enfants et du bon déroulement du séjour (…). Il s’agit de rendre l’enfant véritablement acteur, de le considérer comme le sujet politique qu’il est, avec ses droits et devoirs decitoyen. » précise le nouveau projet éducatif de l’Odod.
- La lutte contre les violences sexistes et sexuelles (VSS) : depuis 2022 et le mouvement #metoo animation, la Direction de la jeunesse, de l’éducation populaire et de la vie associative (DJEPVA) exige une vigilance accrue de la part des structures accueillant du public[1]. Une charte contre les VSS a ainsi vu le jour et l’Odod y engage ses équipes pédagogiques avec conviction, en complément de la lutte contre les discriminations et les violences de toute nature.
- « La laïcité dans la liberté ». « Dans un contexte de colonie de vacances, contrairement au cadre légal de l’Éducation nationale, les signes religieux ne sont pas interdits si cela ne pose pas de problème de sécurité ou d’hygiène et ne gêne pas la vie en collectivité. Pour autant, nous sommes vigilants à l’égard de tout prosélytisme. Quant à nous, animateurs et salariés de l’Association, nous avons une obligation de neutralité dans la mesure où l’accueil des enfants s’inscrit dans une mission de service public. » précise Anna Rémond, responsable pédagogique de l’Odod.
- Enfin, le concept de sororité – solidarité entre femmes - est venu compléter celui de fraternité.
L’usage des téléphones portables
Le sujet est d’autant plus compliqué que les parents n’ont pas les mêmes pratiques et principes éducatifs en la matière : certains veulent que leur enfant soit toujours joignable tandis que d’autres prônent une utilisation restreinte sinon interdite. De plus, tout dépend évidemment des âges.
Le projet éducatif ne pose donc pas d’interdictions formelles mais s’appuie sur un rapport sanitaire paru en 2025 à propos des risques de l’exposition aux écrans chez les enfants[2].
« L’idée n’était pas de diaboliser l’usage mais de savoir doser. Et de proposer les mêmes règles dès le début du séjour, selon les tranches d’âge, avec des automatismes et des ajustements possibles quand ils grandissent. Retrouver les mêmes règles, quel que soit le lieu, et d’année en année, permet de faciliter leur appropriation. Dorénavant, chaque colonie suit donc les mêmes principes et recommandations sanitaires. » résume Patrick Dupont, vice-président et responsable de la commission vacances.
Le cadre est donc posé et partagé. Il reste à souhaiter à tous les enfants et beaux-enfants de douaniers qui partiront avec l’Odod des vacances inoubliables !
Projet éducatif à lire ici dans son intégralité.
